Ethologie n°08
Ce numéro comporte 4 articles. Retrouvez ci-dessous le résumé de chacun d'eux.
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L’accès aux ressources alimentaires et les relations sociales d’une colonie de chats domestiques errants, felis catus
Cécile REGAZZI "Une colonie de 17 chats errants, nourrie par l’Homme a été observée pendant 7 mois dans le Cimetière parisien de Saint-Ouen. L’objectif : étudier l’accès aux ressources alimentaires. Les observations ont porté sur l’occupation spatiale des chats, l’accès en termes de temps passé aux mangeoires, ainsi que les interactions sociales entre les chats, lors de 15 séances de nourrissage.
Les résultats de ces observations ont permis de mettre en évidence l’existence de relations sociales stables et l’émergence d’une unité sociale. L’accès aux mangeoires n’est pas strictement réglementé, excepté pour quelques individus. Il semble donc préférable de parler d’une « pseudo-hiérarchie » alimentaire structurée par des rituels de dominance et des dyades persistantes de type associatif."
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Erreurs cognitives et croyances scientifiques
Alain Mouchès "Les résultats d’une expérience concernant le jugement d’un texte éthologique montrent clairement qu’une opinion exprimée peut suffire pour induire une erreur de compréhension du texte. Ces distorsions du jugement et leurs logiques cognitives sont développées dans cet article, en proposant des pistes d’analyse des mécanismes inconscients de croyance."
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Influence du comportement maternel et de l’environnement sur le caractère des chiots
Eric LEBLANC, Christine VAN WENT – FARAUT "Une fratrie de 9 chiots est séparée en 2 groupes. Un groupe est élevé par la mère génitrice, l’autre par une mère adoptive. Les observations se portent sur la présence de conséquences comportementales pouvant apparaître à la suite de ces éducations différentes d’une même fratrie par 2 mères dont certains comportements sont très différenciés."
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Comportements socio-sexuels et succès reproducteur détermine par analyses génétiques de paternité chez le microcèbe (microcebus murinus)
M. ANDRES, H. GACHOT-NEVEU, M. PERRET "Chez les primates, dont la plupart des espèces présente une reproduction saisonnière, le succès reproducteur des mâles dépend en grande partie des stratégies qu’ils mettent en place pour obtenir l’accès prioritaire aux femelles réceptives. Chez les espèces grégaires, les relations entre statut social, comportements sexuels et succès reproducteur restent encore controversées même si les analyses génétiques de paternité tendent à démontrer que les mâles dominants ont une plus grande descendance. Chez les espèces solitaires et nocturnes comme le Microcèbe, un prosimien malgache, l’absence de dimorphisme sexuel, la présence d’oestrus synchrones chez les femelles et la forte production spermatique saisonnière ont suggéré que la sélection sexuelle serait dépendante d’une compétition spermatique plus que d’une compétition directe entre les mâles. En captivité, les comportements socio-sexuels de mâles microcèbes ont été enregistrés pendant une semaine (1h/jour) dans 6 groupes de 3 mâles mis en présence de femelles en pro-oestrus. Dans chaque groupe, la présence de femelles entraîne la mise en place d’une hiérarchie entre les mâles, hiérarchie le plus souvent linéaire, basée sur la direction des comportements agonistiques. Le nombre des comportements liés à la chémocommunication (marquages, flairages) et celui des comportements sexuels (poursuites sexuelles, montes et accouplements) sont significativement plus élevés chez les mâles dominants: 53.9 ± 14 et 14.3 ± 2.8 (N=7) que chez les mâles non-dominants: 16.9 ± 5 et 2 ± 0.5 (N=14). Par la méthode d’Amplification Aléatoire de l’ADN (RADP), des tests génétiques de paternité ont montré que sur les 23 petits produits par les femelles, 21 ont pour père le mâle dominant du groupe où la femelle a été accouplée, prouvant ainsi qu’il existe une corrélation positive entre les comportements socio-sexuels et le succès reproducteur d’un mâle Microcèbe. Bien que les expériences aient été faites en captivité où l’espace restreint permet au mâle dominant de monopoliser la femelle réceptive, il est probable que dans le milieu naturel, la compétition sexuelle s’exerce de la même manière. En effet, la femelle Microcèbe dont le vagin reste clos en dehors des périodes d’oestrus, n’est réceptive que quelques heures pendant lesquelles il existerait une compétition sexuelle directe entre les mâles, sur les mêmes bases que celles observées en captivité et aboutissant à la sélection d’un mâle à haut potentiel reproducteur. "
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