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Ethologie & Praxéologie n°14 (juin 2010)

Ce numéro comporte 3 articles. Retrouvez ci-dessous le résumé de chacun d'eux.
  • Conférence - Education physique, praxéologie et formation scientifique

    Pierre Parlebas Cette conférence de Pierre Parlebas a été prononcée le 11 mai 2010 en ouverture du XIIIe Colloque International de Praxéologie Motrice organisé par l'UFR STAPS de Caen. L'auteur y développe la position critique de l'Éducation physique au sein de l'Université et la perspective stimulante d'une Science de l'action motrice.
  • La régulation de la violence au service du spectacle sportif ? Analyse comparée des traits de logique interne du catch et de la lutte sportive.

    Frédéric Loyer Bien que sport à part entière, la lutte olympique gréco-romaine reste une pratique marginale. Inversement, le catch, activité truquée par excellence, connaît l’intérêt d’un public toujours plus nombreux. Comment expliquer ce fait surprenant ? Ne dit-on pas que le sport est l’aboutissement de la motricité ludique ? En lutte gréco-romaine la limitation de la violence physique est symptomatique d’une réduction de notre seuil de tolérance à la violence. Ce seuil est dorénavant si bas que la lutte sportive peine à remplir cette fonction cathartique auprès du public. Nous cherchons à vérifier cette hypothèse dans l’analyse des traits de logique interne des pratiques : le rapport à l’espace, au temps, au matériel, au score, à la nature des interactions motrices... En lutte gréco-romaine ces indicateurs ont subi des modifications importantes entraînant des transformations techniques, une complexification illisible et une réduction manifeste de la violence. Les traits de logique interne du catch se sont ajustés plus habilement aux exigences de spectacularité : images chocs, rôles emblématiques, dramaturgies, renversements. Mieux qu’en lutte sportive, les catcheurs passent tour à tour du statut de dominant à celui de dominé, accentuant ainsi la révélation du pouvoir d’oppression que chacun peut exercer sur les autres.
  • Les interactions sociales d’enfants (1-3 ans) observés dans un accueil parents-enfants d’une favela de l’Etat de Rio de Janeiro

    Jean-Baptiste Pingault Les études éthologiques sur les enfants s’intéressent en priorité à l’attachement à un familier ou aux relations entre pairs. Cette étude croise ces deux types de recherches en analysant des observations réalisées dans un lieu réunissant les enfants, leur figure d’attachement, et des adultes non familiers. Les résultats permettent de distinguer nettement, quantitativement et qualitativement, les interactions des enfants observés avec leurs différentes catégories de partenaires. L’enfant privilégie quantitativement la figure d’attachement. Viennent ensuite les pairs, les accueillants du lieu et, en dernier, les accompagnants des autres enfants. Le style des interactions avec la figure d’attachement est beaucoup plus proximal qu’avec les autres adultes ou avec les pairs. L’étude des comportements des partenaires, lorsqu’ils prennent l’initiative de l’interaction avec l’enfant, montre un phénomène similaire : la figure d’attachement adopte un style de comportement proximal tandis que les autres adultes se contentent majoritairement de sollicitations distales ». Ces observations apportent une validité externe aux études disponibles sur le sujet ainsi qu’une confirmation d’un modèle plus général sur les différents systèmes d’affectivités, issu des recherches animales. La discussion propose une réflexion sur la méthode utilisée et les hypothèses issues de ce travail.
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Le dernier numéro paru :

Ethologie & Praxéologie n°17 (décembre 2012)

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Mots-clés du numéro :
  • ENFANTS
  • ATTACHEMENT
  • INTERACTIONS ENTRE PAIRS
  • ACCUEIL PARENTS-ENFANTS
  • LUTTE SPORTIVE
  • CATCH
  • LOGIQUE INTERNE
  • SPECTACULARITE SPORTIVE
  • VIOLENCE
  • FORMATION UNIVERSITAIRE
  • EDUCATION PHYSIQUE